Végan, végétarien, végétalien: choisir en connaissance de cause
18 septembre 2026
Denise Kruger
Végétarien, végétalien, végan: quelles différences?
Ces termes sont parfois employés indifféremment alors qu’ils désignent des choix différents.
Le végétarisme exclut la viande et le poisson, mais peut conserver les œufs, les produits laitiers ou les deux. Le végétalisme exclut tous les aliments provenant des animaux. Le véganisme va généralement plus loin: il constitue un mode de vie visant à éviter, autant que possible, l’utilisation de produits issus de l’exploitation animale.
Ces choix reposent souvent sur des convictions profondes et respectables. Mais lorsqu’il s’agit de nutrition, une autre dimension entre en jeu: les besoins physiologiques du corps humain.
Tous les nutriments ne se valent pas
Comparer une alimentation végétale et une alimentation comprenant des produits animaux ne consiste pas simplement à dresser la liste des vitamines, protéines ou minéraux présents dans les aliments.
Encore faut-il se demander sous quelle forme ces nutriments sont présents, dans quelles quantités et surtout dans quelle mesure notre organisme peut les digérer, les absorber et les utiliser.
C’est l’un des fils conducteurs du livre de Natasha Campbell-McBride: elle confronte la valeur nutritionnelle des aliments d’origine végétale et animale et examine la manière dont le corps humain les traite.
Cette distinction est importante. La présence d’un nutriment dans un aliment ne signifie pas nécessairement que notre organisme pourra en disposer de la même manière que lorsqu’il provient d’une autre source.
Pourquoi Natasha Campbell-McBride s’est-elle intéressée à cette question?
Le Dr Campbell-McBride explique que son intérêt pour le végétarisme et le végétalisme est notamment né de son expérience clinique. Elle dit avoir rencontré de jeunes personnes dont l’état de santé s’était fortement dégradé après l’adoption de régimes excluant tout ou partie des aliments d’origine animale.
Ces observations l’ont conduite à approfondir le sujet et à étudier les différences entre aliments végétaux et animaux.
Son livre développe ainsi une réflexion beaucoup plus large: quelle place accorder aux protéines, aux graisses, aux vitamines et aux minéraux? Quels aliments permettent de les apporter sous les formes les plus accessibles à l’organisme? Et quelles peuvent être les conséquences d’une alimentation qui exclut durablement certaines catégories d’aliments?
L’alimentation ne se résume pas à une idéologie
L’un des intérêts de cet ouvrage est précisément d’aborder un sujet devenu très polarisé.
Il est possible d’être profondément sensible à la condition animale ou à l’environnement tout en s’interrogeant sur les besoins biologiques de l’être humain. Ces questions ne devraient pas être incompatibles.
Notre alimentation engage nos valeurs, mais elle engage également notre physiologie.
Avant d’écarter durablement une catégorie entière d’aliments, il paraît donc raisonnable de comprendre ce qu’elle apporte, par quoi elle peut éventuellement être remplacée et si ce remplacement offre réellement à l’organisme les mêmes nutriments sous des formes comparables.
Choisir… mais choisir informé
Le titre du livre résume finalement assez bien sa démarche: choisir en connaissance de cause.
Il ne s’agit pas de juger les personnes selon le contenu de leur assiette, mais de disposer d’informations suffisamment précises pour prendre une décision éclairée.
Que l’on soit omnivore, végétarien, végétalien, végan ou simplement en réflexion sur son alimentation, cette lecture offre un autre regard sur une question qui dépasse largement les effets de mode.
Pour aller plus loin
Le Dr Natasha Campbell-McBride développe cette réflexion dans Végan, végétarien, végétalien? Choisir en connaissance de cause!, publié en français par les Éditions Nutrition Holistique.
Le livre est disponible sur le site Régime GAPS:
https://www.regimegaps.fr/produit/vegan-vegetarien-vegetalien-choisir-en-connaissance-de-cause/